Qui suis-je ?

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  • : Ma passion pour les mots alliée au temps que j'ai actuellement de m'y consacrer, me pousse à vous faire profiter de ma plume.... Outre les textes personnels, j'ai mis à votre disposition quelques fichiers permettant de gagner du temps. Ce sont quelques modèles de documents téléchargeables qui vous serviront probablement à un moment ou à un autre !!. J'espère que vous apprécierez le voyage en ma compagnie !
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Je m'appelle Florence, j'ai 45 ans et j'élève depuis 16 ans un petit ange nommé Mickaël. Je suis comme on dit une jeune femme bien dans sa peau, ou tout du moins en apparence !

 

Depuis de nombreuses années, j'ai le sentiment d'être protégée. Et oui, cela doit sembler stupide ou irréel, direz-vous.... Pourtant, j'ai traversé tant d'orages depuis que je suis née....

 

Le soleil n'a pas toujours brillé mais à chaque tempête qui me foudroyait, cette tornade s'amenuisait et laissait place au soleil à la sortie du tunnel.

 

Je suis persuadée qu'un doigt céleste est là. Il ne veut pas qu'il m'arrive quoi que ce soit. Pourquoi ? ça, je ne le sais pas encore..... mais une mission m'est sûrement destinée et je dois l'accomplir.

 

Cette année 2006 a été chaotique à plusieurs points de vue.

 

Depuis quelques mois, au travail, c'est l'angoisse. Je n'ai qu'une envie, c'est en partir ! mes parents et mon frère me disent que je dois tout faire pour récolter des preuves du harcèlement moral dont je suis victime. Difficile de se trouver dans cette situation ! car je pense à la fois être effectivement victime, et en même temps, si l'on me fait des reproches, c'est qu'il y a des raisons !! Je suis pourtant employée dans cette entreprise depuis 6 ans et demi, et on ne m'a jamais rien reproché avant....

 

Que s'est-il donc passé pour que l'on s'acharne ainsi contre moi ??

 

Dans un souci de discrétion, le prénom des protagonistes a été modifié.

Tout a commencé lorsque nous avons changé de président. C'est le style arriviste qui ne craint rien, qui a les dents longues, bref, ressemblant  à un certain président un peu plus popularisé..... Le problème, c'est qu'il a à ses côtés un directeur que l'on peut  qualifier comme son acolyte  dans tous les sens du terme, mais qui parvient quand même à lui faire avaler des couleuvres concernant le personnel. Lorsqu'il a quelqu'un dans le nez, le pauvre a du souci à se faire ! 

Au début, ça a débuté par une secrétaire en place depuis 15 ans environ avec qui je travaillais. On s'entendait bien et avait comme point faible d'être fragile. Malheureusement, régnait dans cette entreprise une autre assistante au caractère épouvantable  pour ne pas dire dictatrice. Celle que j'ai remplacée m'a d'ailleurs dit que c'était à cause d'elle qu'elle partait. Cela promettait ! Elle s'appelait Agnès.

Bref, les journées passées et l'ambiance se dégradait de plus en plus entre Cathy et Agnès. De plus, Agnès s'en prenait aussi à moi également, me reprochant sans arrêt des erreurs commises dans ses dossiers. Je me plaignais auprès du directeur qui, ne voulant pas faire de vagues, préférait s'effacer !

 

Pour ma part, je dus faire fasse à l'agressivité permanente de Agnès qui prenait un malin plaisir à me faire passer pour une incompétente... Comme le directeur ne supportait pas les conflits, Agnès obtenait toujours gain de cause. Pire, c'était de ma faute car je ne savais pas me défendre...

J'ai commencé à  mal dormir, et à être mal dans ma vie quotidienne. Je ne pensais qu'à ça. Je ne supportais pas l'injustice et au fond de moi, j'étais persuadée que quelque chose clochait ! Certains de mes collègues s'en apercevaient, mais ne disaient rien. Cela arrive dans toutes les boîtes et ça va passer... Je me sentais seule et je voulais partir. Trouver un autre travail, cela ne doit pas être la panacée ! Au niveau salaire, je ne pourrais guère trouver moins ! Mais on me dit de ne pas démissionner, j'y perdrai plus que je n'y gagnerai... Que faire alors ? Attendre qu'un événement survienne !

 

 

Cet événement, je le multiplierai par 3.

 

 

Le 21 octobre de cette année 2006 restera gravé comme une de ces journées à marquer d'une pierre blanche. Un moment de joie et de bonheur intense se profila à l'horizon et sera le début d'une longue histoire comme on en rêve tous.

 

J'ai invité Denis, un de mes collègues, à prendre l'apéritif à la maison. Nous nous entendons très bien et depuis quelques temps se tissait entre nous une tendre complicité.

Lui, je pourrais le définir comme un lion au cœur tendre. Il n'a rien d'un apollon mais de sa personne se dégageait quelque chose de mille fois plus attirant ! Il rayonnait de l'intérieur ! C'est ça, il rayonnait.

 

Imaginez vous un grand et robuste barbu aux cheveux bruns, la démarche agile et empressée de celui qui cherche absolument à vous faire plaisir et qui franchit le pas de votre porte en brandissant maladroitement un énorme bouquet de fleurs multicolores qu'il vient de cueillir pour vous ! cela semble irréel ! mais un élan de tendresse vous transperce le cœur !

 

Cette image, je la conserverai éternellement tant elle m'a émue !

 

Nous avons donc échangé toute la soirée et je ne voyais pas le temps passer. Cet homme  toutefois marié m'a avoué que cela faisait longtemps qu'il espérait que quelque chose se passa entre nous. Il m'a déconcertée ! Après m'avoir confié quelques éléments de sa vie de couple, il m'avoua que celle-ci n'existait plus depuis plusieurs années ... Chacun vivait ses passions respectives et s'était habitué à ne plus partager grand chose hormis 3 enfants.... Tout cela sans heurt véritablement. Je le découvris sous un jour nouveau et je ne pensais pas que sous cette carapace se dissimulait un océan de romantisme et de tendresse. Il n'était plus le simple collègue un peu bougon, et devenait quelqu'un de beaucoup plus précieux. Il allait transformer ma vie et je remercie chaque jour que Dieu fait de me l'avoir envoyé.

Cela peut vous sembler banal, une liaison avec un homme marié. On n'espère rarement un avenir commun, direz-vous... Mais, là, non, car il ne s'agit pas d'une simple relation où chacun recherche un plaisir éphémère. Il existe une vraie osmose que les mots ne suffisent pas à décrire.

Vous comprendrez bientôt que cette rencontre n'aura rien de hasardeux. Elle était écrite dans les Cieux et trois semaines plus tard, le deuxième évènement arriva, celui-là bien trop rapidement...

Ce mercredi 08 novembre fut une de ces journées que l'on souhaiterait ne jamais avoir vécu ! 

 

Je revenais de Tours et m'étais arrêtée à Chambray pour m'acheter des bottes quand Mickaël m'appela sur le portable pour me dire de rentrer assez vite. Je n'en comprenais pas trop la raison, mais bon ... En arrivant à la maison, la voiture de maman était garée sur le parking et en entrant, je sentis que quelque chose était arrivé. Mon frère était là lui aussi, en larmes. Maman me dit tout de go « Ton père, il lui est arrivé quelque chose, c'est trop tard, il est perdu ». Je ne comprenais rien .... Je lui avais parlé la veille au soir alors que maman était partie à la gare de St Pierre des Corps chercher mon frère.

 

Il ne pouvait pas lui être arrivé quelque chose. J'étais dans un autre monde. J'avais envie d'être seule.... Je ne pouvais pas croire que je n'allais plus pouvoir lui parler, le voir, le sentir près de moi. À partir de là s'ensuivirent des jours et des nuits emplis de pleurs, de colère, de solitude...

L'étape la plus difficile fut celle de l'au revoir. Serais-je capable de franchir l'autre côté de cette porte où papa reposait ? Je redoutais cette rencontre car je savais que tout le reste de ma vie resterait hanté par cette dernière image.

Alors que je poussais la porte du funérarium, je le vis étendu, paisible, dans son beau costume foncé. Son visage irradiait ! il souriait ! Je l'embrassai et lui parlai. J'avais du mal à détacher mon visage du sien. J'étais à la fois heureuse et perdue. Il semblait dormir mais, son sommeil était éternel...

L'inhumation eut lieu civilement conformément à ses souhaits. La chorale était là, cette même chorale où il aimait tant chanter. Elle l'accompagna vers son ultime demeure. Tous ses amis étaient présents.

 

Ce fut un de ces moments où l'on ne sait plus où l'on se trouve. L'irréel rejoint la réalité. On serre de multiples poignées de main, on s'embrasse mais l'être qui est tout proche de nous, lui, s'enfuit tout doucement vers l'au-delà....

 

Denis, tu étais parmi tous ces gens et j'étais heureuse de t'apercevoir dans ton manteau vert. Tu as respecté mon chagrin et après m'avoir embrassée et réconfortée, tu t'en es allé aussi discrètement que tu es venu.

 

Les jours et les mois qui ont suivi furent pénibles. Au travail, c'était toujours la même chose et je crois que le directeur a profité de ma fragilité émotionnelle pour me déstabiliser encore plus. Plus ça allait, plus les choses devenaient invivables puisque quoiqu'on fasse, Agnès obtenait gain de cause. Finalement, Cathy finit par démissionner car elle n'en pouvait plus de cette pression. Après son départ, ce fut particulièrement difficile car on me proposa son poste et Cathy m'avait déjà expliqué que cette fonction était particulièrement pénible et celle qui prit le mien, Patricia, fut au petit soin auprès de la direction. Mensuellement, les dossiers de conseil d'administration étaient rédigés.  C'était donc celui de décembre. Je jetais donc un coup d'oeil à son contenu. Quand j'arrivais à la partie « Divers », qui traitait des remerciements au président des fleurs envoyées par les proches des défunts pour la cérémonie. Ce 8 novembre, date à laquelle mon père partit, le père de l'un des administrateurs décéda aussi et les mêmes remerciements furent adressés.

Quelle ne fut pas pas ma surprise et surtout ma détresse lorsque je vis que seule la carte envoyée par la famille défunte de l'administrateur fut consignée ... Celle que j'avais adressée avait surement été égarée, oubliée.... Je ressentis comme un coup de poignard dans le coeur...

En décembre, je souhaitais prendre une demi-journée au moment de Noël. Quelques jours avant, je fis donc ma demande auprès du directeur qui signa la demande favorablement. Malheureusement, la comptable plusieurs jours après vit cette autorisation et dit au directeur qu'il n'en était pas question à cause de ses enfants. J'étais comme on dit « le bec dans l'eau ».

Heureusement Denis que tu étais là ! et tu es parvenu grâce à la loi à ce que je puisse obtenir ma demie journée et tout fut rentré dans l'ordre... Mais c'est grâce à lui. Tu me soulèves pour me porter et m'obligeait à ne pas trop sombrer. En début d'année, tu m'as emmenée à Paris pendant quelques jours et tout fut sublime ! personne n'avait prêté encore autant d'attention à mon égard ! C'était comme dans un rêve ! Et à côté de ça, tu étais prévenant vis à vis du foyer que nous formions, Mickaël et moi. Si j'avais un souci financier, tu l'anticipais et le réglais. Tu as amélioré mon cadre de vie à la maison et tu m'as acheté des meubles, un canapé, des abat-jours, des ustensiles de cuisine... bref, tu as transformé ma vie du tout au tout, moi qui n'avais rencontré jusqu'à présent que des histoires d'amour sans issue. Tu as subjugué le quotidien et  transformé le vilain petit canard en cygne. J'ai commencé à reprendre confiance en moi !

 

Ce fut en mars que commencèrent mes premiers ennuis de santé. Une pyélonéphrite m'obligea à rester à la maison. 

 

Ce n'était là que le départ d'un lourd combat !

 

Quelques temps plus tard, un étrange phénomène se manifesta à moi alors que j'étais au bureau. Assise devant l'ordinateur j'essayais de comprendre quelque chose sur le tableur et c'est là que me parvinrent ce que je nommerai des signes de l'autre Monde. Alors que mon esprit était ailleurs, je vis soudain le curseur se mettre à osciller en diagonale, seul, alors que je n'avais pas la main sur la souris....

Intriguée, je commençais à m'interroger... Je dis alors doucement « Papa, c'est toi ?, si c'est toi, arrête toi !» et vous me croirez si vous voulez, mais le curseur s'est arrêté ! Je recommençais et dis « Si, c'est toi, papa, alors repars ! » et le curseur se mit à nouveau à bouger..... Il stoppa enfin.

 

Pendant plusieurs jours, je repensais à cette manifestation. J'étais sûre que papa m'avait fait un signe, lui qui passait tant de temps sur son ordinateur à rédiger ses ouvrages !

D'autres phénomènes étranges eurent lieu dans les jours qui suivirent : un fait similaire chez maman, la télé qui s'allumait seule dans la chambre de Mick alors qu'elle n'était pas en veille, par exemple...

 

Cela me confortait dans l'idée que la mort n'était que le début d'une autre vie. L'enveloppe charnelle subsiste puis meurt, mais l'âme reste vivante.

Malgré cela, nous sommes toujours attachés aux choses terrestres et notre sensibilité nous empêche inconsciemment de faire le deuil d'un proche. Il est toujours présent dans nos cœurs et le fait de se retrouver dans un espace qu'il fréquentait nous inonde de tristesse. On voudrait l'avoir près de nous. Notre cœur se sent orphelin de cette partie intime qui n'est plus.

 

Au mois de mai, et ceci grâce à mon avocate, je suis allée voir une médium car cette période de deuil me semblait insurmontable. Je ne parvenais pas à être sereine. Papa me manquait trop. En outre, depuis plusieurs jours, je souffrais d'une constipation persistante qui ne s'apaisait pas malgré un traitement approprié et un régime alimentaire riche en fibres.

 

Ce fut une rencontre déterminante à de nombreux points de vue. En passant la porte de son cabinet, elle me regarda et me dis « Vous êtes complètement nouée de l'intérieur » (il aurait été difficile de dire le contraire compte tenu des circonstances !). Elle me parla ensuite de papa, me confia qu'il était souriant, qu'il avait atteint le 7ème niveau. Il était heureux car il avait retrouvé une femme aux cheveux relevés très blancs qu'il appréciait beaucoup et dont le nom se terminait en « ène » ou «ète ».

 

Sur le moment, je ne voyais pas de qui il s'agissait.

 

Ensuite, elle me dit que la vue d'autant de grandes photos de lui qui trônaient dans la pièce, le rendait heureux. Elle voyait aussi un fauteuil ou un canapé rouge/bordeaux sur lequel il s'asseyait souvent.

 

Là, je séchais aussi...

 

Après quelques manipulations sur mon estomac, elle acheva la consultation en me disant « Là-haut, on me dit que vous devez faire attention à votre santé ».

Sur le coup, j'ai pensé à la cigarette....cela faisait un moment que je souhaitais arrêter mais n'en trouvais pas l'opportunité...

 

En rentrant chez moi, je rejoignis maman à qui je racontais ma visite chez cette dame. Je vis alors qu'au fur et à mesure de mon récit, des larmes coulaient le long de son visage. En fait, la dame proche de papa, il s'agissait de Reine (cousine de papa et très proche de lui dont la particularité de la coiffure se trouvait d'être rehaussée et de couleur neige). Les photos correspondaient à celles que maman avait imprimées en format A4 dans la cuisine et le salon.

Quant au siège rouge, eh bien lui-aussi, c'est celui qui était chez eux dans la salle à manger et sur lequel maman et lui avaient l'habitude de s'asseoir...

Troublant non ....

 

Par la suite, nous comprendrons que cette femme avait touché un point sensible et le hasard n'avait décidément rien à voir avec tant de faits aussi bouleversants !

 

Mi-mai, alors que j'étais au bureau, je sentis soudain une douleur fulgurante me traverser le ventre. Je ne pouvais plus tenir. Ma collègue et amie Audrey réagit le plus rapidement et téléphona aux pompiers.


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Dimanche 6 juillet 2008
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Commentaires

Pourquoi n'y a-t-il pas la suite?
commentaire n° : 1 posté par : Moko le: 05/07/2008 12:56:35
 
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