Qui suis-je ?

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  • : Ma passion pour les mots alliée au temps que j'ai actuellement de m'y consacrer, me pousse à vous faire profiter de ma plume.... Outre les textes personnels, j'ai mis à votre disposition quelques fichiers permettant de gagner du temps. Ce sont quelques modèles de documents téléchargeables qui vous serviront probablement à un moment ou à un autre !!. J'espère que vous apprécierez le voyage en ma compagnie !
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À la suite de son départ, une réflexion s'est faite autour de ce poste ! Il ne s'agit pas que d'un poste d'accueil car il ne se résume pas à une réception physique et téléphonique, mais va bien au-delà !

Les cadres ont proposé de scinder ce poste en 2 unités distinctes : Un pôle physique financier et un pôle téléphonique accompagné de gestion interne.

En effet, concernant la 1ère, le côté financier serait mis à part sachant que 3 caisses sont à gérer. Dans un contexte d'accueil, il est très difficile de se concentrer sur les règlements tandis que le téléphone sonne et que le public attend. C'est trop risqué car source d'erreur !

Il se distinguerait essentiellement par : 3 caisses

Le 2ème régirait essentiellement l'accueil téléphonique et le côté administratif.

 

Ce poste a toujours connu des difficultés, mais malgré les protestations des intéressées, rien n'a été corrigé !. Les tâches se sont avérées de plus en plus lourdes et finalement, le résultat fut de pire en pire (démission et arrêts longue maladie...).

Récemment, j'ai su que mon actuelle remplaçante comptait achever son CDD de 3 mois sans le renouveler (au vu du salaire insuffisant qu'elle percevait, comparativement aux tâches exécutées).

 

Je ne peux que la comprendre car si sa rémunération frôle la mienne, à savoir un peu plus de 1 200€ net mensuels (primes incluses) après 6 ans de prise de fonction et 20 ans d'activité professionnelle autre, cela n'est pas encourageant (surtout quand on sait que le SMIC,  donc le salaire minimum de début de carrière est passé à 1 000€ net en juillet dernier !). Il faut quand même savoir que dans mon entreprise, au sein du service administratif, je suis celle qui touche le moins.

Lorsqu'en sus les reproches de la part de la direction se font de plus en plus persistantes et souvent mal ou non fondées, on se sent bouc émissaire, la femme à abattre ! Pour un oui ou pour un non, quelque chose ne va pas. On devient incompétente ! Au bout de 6 ans, rien ne va plus et quand je demande à mon supérieur hiérarchique pourquoi ma collègue en poste depuis 2 ans, possédant le même statut hiérarchique et percevant un salaire supérieur au mien de 200€, je m'entends répondre : « Nous, les hommes, on est comme ça... », je continue à me poser des questions....

Je pense que l'on veut me remplacer... on me dit que non, on me trouve des excuses à tour de bras !

Et puis un jour, quelques collègues et mon entourage proche évoquent le harcèlement moral. Bien sûr j'en ai entendu parler comme tout le monde ! Mais jamais je ne pensais que cela me concernerait un jour... et pourtant !

Je suis les conseils de mon ami syndiqué et consigne d'une part dans un carnet les erreurs commises par mes collègues et le directeur, et d'autre part les tâches quotidiennes effectuées précisément (temps consacré par activité, nombre d'appels téléphoniques et de personnes à l'accueil...).

Si un jour je reçois des critiques négatives, je pourrai ainsi établir que d'autres aussi ont fait des erreurs et cela n'a pas eu d'incidence particulière ou tout du moins bien moindres. En outre, je prouverai que mon travail est particulièrement dense dans la mesure où je démontrerai hebdomadairement, mensuellement ou annuellement ce que j'ai accompli par genre d'ouvrage. Il est en effet nécessaire de se munir de preuves tangibles afin de se justifier et de pouvoir argumenter en cas de besoin !

En permanence je reçois cette pression de la direction ! Pourquoi moi, et pour quelle raison personne ne réagit ?  Patricia m'a d'ailleurs révélé un jour « J'ai bien vu que tu étais dans le collimateur. Moi, j'ai de la chance car je suis dans leurs petits papiers, mais ça peut changer ».

En bref, on voit le manège mais on n'ose rien dénoncer ! C'est peut-être ainsi dans d'autres boîtes... alors quelle déception !

 

 

Je me souviens de Cathy qui occupait ce poste depuis plus de 15 ans, elle a démissionné il y a 2 ans car elle ne supportait plus le harcèlement que lui faisait subir Agnès,la collègue caractérielle dont l'attitude déplorable était connue de tous et en particulier de la direction. Cette salariée se complaisait à faire le mal, à tout régenter et malgré quelques avertissements, tout recommençait et finalement rien n'était réglé, pire encore car son caractère despotique contrariant le directeur, ce dernier préférait s'effacer et laisser les affaires se régler d'elles même !

 

Il faut savoir que 2 salariées sont parties à cause d'elle. J'ai failli en faire de même car cela persistait aussi. Finalement j'ai réussi à prendre sur moi et à mettre les points sur les « i ». Nous avons fini par nous ignorer purement et simplement.

 

Toujours est-il que le départ de Cathy a affecté une grande partie du personnel, moi en particulier car nous travaillions ensemble. J'ai donc pris l'initiative d'écrire un courrier au conseil d'administration afin de dénoncer tous ces agissements et faire comprendre qu'il était tout à fait anormal que ce soit les plus faibles qui s'effacent et disparaissent de la circulation à cause d'une mégère qui n'en faisait qu'à sa tête sans qu'elle soit le moins du monde inquiétée.

Denis, en sa qualité de délégué du personnel, me conseilla de prendre sous son aile la diffusion de ce courrier pour ne pas être inquiétée. Il trouvait l'idée judicieuse car cela scandalisait et lassait beaucoup de monde.

À la réception de cette missive, les administrateurs déplorèrent effectivement cette défection au sein du service administratif mais rien ne changea véritablement car Cathy préféra dire épistolairement que son départ était lié à la mise à la retraite de son mari, craignant les reproches et souhaitant partir sans faire de vagues. Officieusement, nous connaissions tous les vraies raisons de son départ... mais cela arrangeait pas mal de monde qu'elle réagisse ainsi ! Personne n'était fautif...

 

Depuis, il y eut une autre démission : la comptable. Alors qu'elle occupait un poste de secrétaire, le président lui proposa cette nouvelle fonction, le conseil d'administration jugea, 2 ans après, qu'elle avait failli à sa mission et donc lui a fait comprendre que ce poste ne lui convenait plus. Rétrogradée en somme !


Entre temps un technicien a également démissionné car sa mission de conciliation avec les agriculteurs l'embarrassait énormément dans la gestion des conflits. Martin est un garçon gai au caractère très souple. Son départ m'a beaucoup peinée car il représentait la bonne humeur au sein du service. Son sourire faisait tout oublier. Oui, Martin est quelqu'un de très attachant qui laissera un grand vide.

 

Son poste n'a d'ailleurs pas été renouvelé et tout compte fait, ceci a contenté encore une fois le conseil d'administration puisque cela a permis de réaliser des économies budgétaires !

Ses fonctions ont donc été réparties entre ses autres collègues qui, finalement, en sus du travail déjà considérable qu'ils menaient, se retrouvèrent encore plus accaparés !

 

J'ai énormément de mal à comprendre cet état d'esprit. Pourquoi ne pas privilégier la qualité de travail ?

Ici, peu importe que des salariés se résignent à quitter leur emploi après de nombreuses années, car ils seront ou non remplacés, et donc le salaire sera moindre pour les nouveaux arrivants.

On préfère que cela coûte moins cher à l'entreprise mais la qualité s'en ressent forcément puisque le personnel change en permanence, et il est indispensable de réapprendre les missions, faire connaître les différents acteurs, bref c'est un perpétuel apprentissage !

 

Côté affinités, il en est de même car, au fil du temps, on s'apprécie et le fait de voir partir des amis, nous affecte. L'équipe soudée qui existait, finit par s'échapper... Lorsqu'on connaît bien ses collègues, le travail est mieux ressenti, on a l'habitude, on sait ce que l'autre attend de nous et ainsi les tâches sont accomplies au mieux.

Malheureusement, l'intérêt n'est pas le même en fonction du statut que l'on possède !

 

Passons à des nouvelles un peu plus gaies. Les fêtes de fin d'année se sont déroulées dans la joie et la bonne humeur. J'ai reçu de nombreuses missives et appels téléphoniques qui m'ont fait un bien fou. Cela réchauffe le cœur de se sentir ainsi appréciée.

Mon oncle et ma tante de Bordeaux sont venus pendant toute la semaine de Noël et nous en avons profité pour bien discuter et jouer à de nombreuses parties de belote et de bourguignon.

Philou, mon frère était présent lui aussi. Nous avons donc festoyé et tous avons été bien gâtés.

J'ai reçu un superbe ordinateur portable sur lequel je suis en train d'écrire, du parfum de renom, un sac à main, des mazagrans, des chocolats au kirsch, un ensemble écharpe, bonnet et mitaines en laine et de l'argent.

Maman avait invité Denis à manger avec nous le jeudi suivant Noël. C'était bien sympa et nous avons passé une excellente journée.

Quant au 1er de l'an, ce fut calme. Nous avons dîné avec Mick puis regardé une émission divertissante à la télé.

 

À présent, il a repris le chemin du lycée et s'est trouvé un autre stage de 15 jours chez un artisan du village pour la fin février. Cela le ravit car, non seulement il a lieu sur place, mais en plus il appartient à la branche qui l'intéresse à savoir l'électricité et la télévision. Je suis ravie pour lui ! Cela fait du bien de voir son enfant motivé et épanoui.

 

Ces quelques derniers mois n'ont pas été forcément faciles pour lui ! Je lui ai d'ailleurs offert un VTT d'adulte pour ses étrennes. Il le méritait d'autant que ses résultats scolaires se sont bien améliorés.

 

Mon arrêt maladie a été renouvelé jusqu'au 20 avril prochain. Par la suite, je compte bien mettre à profit ces prolongations pour chercher un autre emploi. Il est hors de question que je reprenne le chemin de mon précédent poste. Je n'ai pas envie de retomber dans un schéma identique.

Trop de haine ressurgit en moi lorsque j'y songe. Une bouffée de larmes, de souffrance et d'injustice m'envahit.  Il s'est produit trop d'exemples négatifs pour remettre un pied dans cet endroit. La vie n'est pas faite pour être compromise ! Elle est trop précieuse pour qu'on la gâche. Cette soudaine maladie en est un parfait aperçu !

Ce qui me manquera le plus, ce sont les collègues - et en particulier certains garçons qui ont toujours été présents à mes côtés. Mais, en tout état de cause, nous pourrons garder contact. Lorsque l'amitié est là, il n'est pas de barrière infranchissable. Les occasions ne manqueront pas pour s'organiser des rencontres.

Audrey sera la seule amie que je retiendrai. Elle est la parfaite alliée dotée d'une amitié sincère à mon égard. Elle ne m'inspire que du bonheur lorsque je perçois son visage. Au travail, sa ténacité et sa combativité, je les envie ! Courageuse, elle en est le réel exemple. Elle serait prête à se battre becs et ongles pour défendre autrui. Elle a un sens inné de l'attachement et de la justice. 

Oui, de vrais amis, il y en a !

Je suis heureuse et j'entrevois l'avenir avec espoir. Je crois que le pire est derrière.

 Le meilleur reste à venir !

 

Nous voilà déjà le 18 février et je retourne demain à l'hôpital pour 4 jours. Je n'ai pas le moral aujourd'hui. Denis est venu tout à l'heure et nous avons passé quelques heures formidables. Il est ensuite parti et j'ai appelé la cancérologue afin de savoir quelle serait la suite des évènements.

J'avais subi une IRM et un scanner il y a quelques temps et le résultat était très encourageant puisque les métastases diminuaient. Toutefois, il y en a encore et un des deux produits de chimio risque d'endommager mes reins ! On m'a donc suggéré de modifier le traitement si mon taux de créatinine augmentait de façon conséquente. Apparemment, je peux quand même supporter le cisplatine. Néanmoins, je vais malgré tout rester une journée de plus à Chinon pour m'hydrater. Trois semaines après cette série, je dois passer un petscan afin de vérifier si je n'ai pas de métastases ailleurs que sur le foie. Si tel est le cas, la cancérologue m'a informée qu'ils comptaient pratiquer de la chimio-embolisation. Il s'agit d'une technique permettant de soigner uniquement l'organe malade afin de ne pas affecter le reste du corps. Sur le fond, cela me semble bien sûr plus intéressant. Malheureusement à toute bonne nouvelle, il en existe d'autres moins réjouissantes... En effet, pour ce faire, ils insèrent un cathéter dans l'artère fémorale, le remonte jusqu'à l'aine puis le fixe sur une des deux veines du foie. Après ils injectent le produit de chimio directement dans le foie.

 

La pensée de devoir encore subir l'intervention locale de ce cathéter m'afflige car la première fois où l'on m'a installé celui permettant les perfusions de chimio, j'ai énormément souffert. Une simple intervention ne devant durer que 15 minutes s'est, en vérité, achevée 3 heures plus tard. Il y avait des étudiants et certaines consignes avaient été omises : l'électrocardiogramme par exemple. Le chirurgien a dû me refaire plusieurs piqûres anesthésiantes car il ne parvenait pas à trouver la veine où insérer le cathéter. Les douleurs s'avéraient à la limite du tolérable. J'ai d'ailleurs crié à un moment tellement la souffrance était insoutenable.

J'appréhende intensément cette opération.... J'ai peur et je pleure de découragement.

Maman me soutient et m'encourage en me disant que j'ai supporté courageusement les séances de chimiothérapie depuis 8 mois et que cette intervention s'avérait moindre par rapport au reste. Je demeure malgré tout très apeurée...

 

J'ai donc repris le chemin de l'hôpital ce matin et un tapis de gelée blanche recouvrait l'herbe du jardin. Le froid m'a saisie mais je crois que la pensée de demeurer quatre jours enfermée et de savoir que je vais encore « gonfler » à cause de l'ingérence de chlorure de sodium me fatigue et me rend morose. Tout ce poids que je ne parviens pas à perdre, c'est épuisant. Je suis mal dans ma peau, et c'est tout juste si j'arrive à me montrer nue devant Denis. Lui qui m'a connue si mince et désirable... j'ai l'impression de n'être qu'un semblant de moi-même. Il me soutient que ce n'est pas grave, qu'il m'aime quoi qu'il en soit. Je sais qu'il fait tout pour me faire plaisir et j'ai hâte d'être le week-end prochain car il restera à la maison samedi et dimanche. Pourvu que je ne soies pas malade. J'ai tellement envie de le rendre heureux !

 

Mardi 19 février 2008 : Cette journée s'est déroulée comme je le soupçonnais : triste et pluvieuse... je ne pouvais pas m'empêcher de m'effondrer. Cette appréhension de l'intervention me hantait. Je me voyais charcutée, souffrant le martyre et dans l'impossibilité de réagir. Terrifiée, voilà ce que j'étais devenue. Le personnel hospitalier a bien-sûr remarqué mon faible moral. Chacun m'a réconfortée à sa façon. J'ai expliqué mes maux. Comme cela faisait quasiment un mois que mon cycle de sommeil était inversé (je faisais des nuits blanches et dormait la journée), je ne parvenais pas à me reposer.

J'ai longuement discuté avec Adeline, la psychologue du service ; elle m'a été d'un très grand secours. Pour remédier à ce dysfonctionnement, elle me conseilla de prendre des somnifères afin de retrouver un cycle normal. Ensuite, elle me proposa une séance de relaxation qui, je l'avoue, me retourna complètement. Eh oui, je me suis sentie sur un nuage au sens large du terme car je flottais littéralement. Ce fut un de ces moments que l'on ne veut pas achever tellement on se sent bien ! Papa était là, à mes côtés, au-dessus de moi qui me choyais. Ce fut un instant de plénitude et de paix.

Cette nuit du mardi au mercredi se déroula ensuite sans encombre et je réussis enfin à dormir ! Enfin une victoire.

Les jours qui suivirent oscillèrent entre peine et joie....

Je me décidai alors à ouvrir mon ordinateur et me dirigeai vers le site de la ligue contre le cancer. Je voulais des réponses à mes interrogations aussi m'inscrivais-je sur le forum. Je créai donc un nouveau thème : chimio-embolisation et expliquai ma situation. Je souhaitai surtout connaître les conditions techniques de cette intervention, ce sur quoi un médecin me répondit de manière tout à fait explicite et me rassura en disant que cela se pratiquait la plupart du temps sous anesthésie générale légère. C'est tout ce que je voulais savoir. Restait à connaître la position de l'établissement hospitalier qui m'opérerait....

Bref, le temps passait et vint le jour où je dus passer le petscan afin de vérifier si je n'avais pas de métastases ailleurs que sur le foie. Maman vint avec moi heureusement. On m'invita donc à entrer dans une chambre et je reconnus immédiatement le sigle jaune des produits radioactifs. On me perfusa et on m'injecta cette solution dans le corps. Environ une heure plus tard, on me conduisit dans une pièce froide où trônaient deux tubes (du style IRM). L'infirmière me fit allonger les bras derrière la tête et m'expliqua comment se déroulerait l'examen, à savoir que je ferai plusieurs va-et-vient durant 45 minutes et que je ne devais surtout pas bouger.

Tout se déroula convenablement malgré les crampes que je ressentais fortement au niveau des épaules.

Une fois sortie de mon tunnel, je dégustai avec joie une collation puis le médecin m'exposa que je n'aurai les résultats qu'à partir de Lundi. Je fis contre mauvaise fortune, bon cœur... car j'aurais préféré les obtenir de suite mais ce procédé se composait d'un scanner et d'une scintigraphie et, de ce fait, il devait effectuer une fusion de chaque cliché pour être sûr de l'interprétation.

Commencèrent ainsi trois jours où mon moral passa de la bonne humeur à la détresse totale. Les heures, je les consacrai à repasser à boucle des chansons plus déchirantes les unes des autres.

 

Pourquoi réagit-on ainsi lorsque nous avons le moral dans les chaussettes ? On voudrait s'enterrer au plus profond de notre chagrin. On se sent le besoin de déverser des torrents de larmes... On a peur du lendemain, on voudrait vivre mais cette épée de Damoclès au-dessus de notre tête nous empêche de réagir sereinement. Oh bien-sûr, cet état ne dure pas ! Heureusement d'ailleurs... mais je crois qu'il est vital d'évacuer ce trop plein de douleur qui nous envahit brutalement.

 

La réponse tant attendue et redoutée à la fois, je l'obtins ce lundi soir. Elle résonna à mes oreilles comme une douce musique.... aucun autre organe que le foie n'était touché par des lésions cancéreuses. Et toute cette pression qui m'avait envahie durant ces derniers jours s'envola subitement.

 

Dans l'après-midi, j'avais nettoyé la salle de séjour et la cuisine, installé sur la table en bois plusieurs bougies que j'avais allumées. Au centre des lumières, ma Sainte Vierge et Bernadette Soubirous me protégeaient. J'éprouvais le besoin d'édifier un lieu de bénédiction. La chaleur de leur protection me réconfortait et me rassurait.

Je remerciai une fois de plus le Ciel de sa clémence envers moi. J'étais une fois encore protégée ! La nuit précédente, une nuée de fleurs jaunes avaient illuminé mon rêve, et cela, c'était le signe que papa me guidait à travers mon voyage.

 

En attendant un rendez-vous à Tours au CHU Trousseau, je subis une ultime série de trois jours afin de ne pas demeurer sans traitement.

Je suis bien car j'ai emmené mes CD et Florent Pagny m'accompagne. C'est une exquise mélodie qui résonne à mes oreilles.

Je ne suis pas dans le même état d'esprit que la dernière fois où je suis venue. Carole est venue tout à l'heure me rapporter les dernières radios que j'avais laissées à la maison. C'est une amie fidèle.

Ces trois jours s'écoulèrent avec une seule idée, retourner chez moi et cesser ces allers-venues incessantes à l'hôpital.

 

Je commençais à saturer et j'avais bien du mal à rester sereine !. Combien de temps cela allait-il encore durer ? Allais-je vraiment guérir ? Aurais-je des séquelles à moyen ou long terme ? Tant de questions se bousculaient dans ma tête... Je réalisais soudain que cela faisait déjà huit mois que je subissais ces séances de chimiothérapie...

 

Denis est toujours aussi prévenant à mon égard. Je remerciais le Ciel de me l'avoir mis sur mon chemin. Je me rendais compte de la chance que j'avais ! Le rencontrer quelques semaines avant le décès de papa, puis ensuite durant cette foutue maladie qui me tiraillait ! Il était là, à me remonter le moral, à ne pas se soucier de mon apparence. Pour lui, l'intellect est plus fort que le reste. Il est vraiment fantastique et le mot n'est pas trop fort. Peu de personnes auraient agi de cette remarquable façon. Ils m'auraient laissée, refusant de partager autant de difformités et de contraintes ! C'est un magicien de la Vie. Le pire, c'est qu'il ne s'en rend même pas compte. Il fait du mieux qu'il peut comme il dit ! Pour moi, il est Tout. Je viens de me réveiller grâce à lui. La vie prend enfin un sens depuis son arrivée quasi miraculeuse. J'attends les derniers résultats du scanner le 9 juillet prochain et nous saurons enfin si nous avons gagné la bataille !!!

 

Je suis en outre persuadée que je n'aurais pas traversé cette maladie avec autant d'optimisme et de combat si Denis n'avait pas été présent. Lui, c'est mon avenir et il m'asperge de bonheur à chaque instant que s'écoulent les semaines, les mois... Une perle suspendue à un fil de nacre...Un amour comme on en rencontre qu'une fois dans sa Vie. J'en suis convaincue à présent.

 


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Dimanche 6 juillet 2008
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