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  • : Ma passion pour les mots alliée au temps que j'ai actuellement de m'y consacrer, me pousse à vous faire profiter de ma plume.... Flo est partie vers un monde "meilleur" et je continue son blog pour lui rendre hommage. Nouvelles familiales, voyages, vie de tous les jours en seront les thèmes principaux. J'espère que vous apprécierez le chemin en ma compagnie !
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  Papa
Quand tu étais jeune, tu avais le virus des voyages. C'est ce qui t'a poussé à t'engager dans les "zouaves" ( qu'est-ce qu'on pouvait rire quand tu en parlais !) en Tunisie (je crois!) Ton rêve aurait été de naviguer. Ah, la mer! tu nous en parlais souvent et regrettais, ô combien, de n'avoir pu être marin. C'est de toi sans doute qu'avait hérité Florence pour son attrait des voiliers et des séjours iodés. Faute de voguer sur les vagues océanes, tu étais entré à la compagnie des chemins de fer. Forcément, maman, au moment de vos épousailles, avait toute sa famille cheminote. Cela nous a permis, à Francine et moi, de connaître de nombreuses villes. Nous n'y séjournions que quelques heures (pas question de payer l'hôtel) mais, rien que l'idée de prendre le train nous excitait comme des puces. Ainsi, pendant la belle saison, nous démarrions le matin aux aurores, enfilions à pied, les quatre bons km qui nous séparaient de la gare et après un périple de quelques heures, nous retrouvions sur la plage d'Hendaye ou de Biarritz pour pique-niquer, sauter dans les rouleaux, prendre quelques photos ou attendre patiemment que les touristes non avertis se fassent doucher par les déferlantes au moment où devait sortir le petit oiseau...c'est alors que nous laissions libre cours à nos fous rires. Toi, tu ne te baignais pas mais surveillais les bagages tandis que nous évoluions sur le sable, près des rochers ou dans l'eau. Au retour de la gare, nous devions arpenter le même chemin qu'à l'aller mais après une journée au soleil et toutes ces heures de train, nous étions vannées ... ce qui ne nous empêchait pas d'en redemander le dimanche suivant. Pour changer, nous allions à Arcachon. C'était plus près et moins fatigant. Devant la gare se trouvait l'arrêt des autocars qui faisaient la liaison avec les plages du Moulleau, des Abatilles ou du Pyla. Nous nous dirigions souvent vers la seconde. De temps en temps, le top de la journée, c'était de s'asseoir à une terrasse pour déguster une douzaine d'huîtres arrosées d'un petit vin blanc qui nous égayait pas mal, Francine et moi. Tant et si bien, qu'un jour, comme nous en avions avalé un verre de trop, sans doute, nous riions tellement que nous vous avions fait honte à maman et toi. Notre plus grand jeu consistait à compter les voitures arrêtées au passage à niveau, qui avançaient à , à peine, un train de sénateur, et se suivaient pare-choc contre pare-choc, attendant le passage du train. Nous n'étions pas peu fières d'en être passagères!
 Au mois d'août, nous louions en général dans les Pyrénées. Coarraze, Bedous nous ont offert des occasions de balades montagnardes dont nous étions friands. Toi, tu partais le matin très tôt, avant notre réveil et tentais l'ascension des sommets les plus accessibles. Une fois tu nous avais même rapporté des édelweiss ! Chaque jour, nous partions à la découverte d'une destination nouvelle soit à pied, le plus souvent, soit en train. Le fronton accueillait les pelotaris et il m'arrivait de t'y accompagner pour échanger quelques balles. Etant jeune, tu avais pratiqué le tennis et tu es resté un fervent adepte du rugby. La marche ne nous faisait peur ni aux uns ni aux autres.
 A ta retraite, tu as continué à te promener dans les rues de Bordeaux et des campus. Ton plus grand plaisir étant de te retrouver en ville pour flâner, le long des quais où s'alignaient les bateaux en partance, sur les boulevards où tu m'emmenais voir les coureurs du Tour de France, au coeur de la ville près du Grand-Théâtre que nous fréquentions une fois l'an afin d'assister à un spectacle d'opérettes...
 Lorsque tu n'as plus été en mesure de faire ces randonnées qui te plaisaient tant, tu t'es installé dans le fauteuil offert par tes collègues et t'es plongé dans les mots croisés et la lecture.
 Maman et toi vous avez été des parents formidables. Malgré les difficultés de l'après-guerre, nous n'avons jamais souffert de privations et pourtant...Tu resteras toujours dans mon souvenir et dans mon coeur!

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Dimanche 3 mai 2009 7 03 /05 /2009 08:36
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Commentaires

Tu vois Monique, je ne savais pas à quel point ton papa, tonton Jean,aimait tant se promener et aimait tant la mer...
C'est maintenant que je me rends compte que je ne le connaissais pas trop.
C'est bien dommage.
Quant à moi,je n'ai pas beaucoup de souvenirs de promenades avec mes parents.
Bisous,Patrick
Commentaire n°1 posté par Patrick le 03/05/2009 à 17h24
 
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