Et les journées ne sont pas assez longues pour pouvoir tout faire. Alors, on va
à l'essentiel. Les vivants d'abord. Mickaël reçoit des soins quotidiens. Il vient partager notre repas lorsqu'il s'ennuie. L'autre dimanche, deux de tes amis, Florence, sont venus le chercher. En
premier lieu, ils lui ont rapporté de Tunisie un T.shirt , l'ont invité à déjeuner et sont allés avec lui se promener dans un village voisin où se tenait une brocante. Après avoir ramené à Tours la
fille de l'un d'eux, ils ont regagné Villaines où Mick s'est trouvé bien aise de pouvoir s'allonger. Cet après-midi en leur compagnie lui a fait du bien.
De mon côté j'ai passé la journée avec d'anciennes collègues. L'une d'entre elles fêtait l'anniversaire de son mari. La propriété qui entoure leur longère recèle des bosquets,
clairières, carrières maintenant désaffectées, caves et qui sait, vieux souterrains ayant servi autrefois d'abris aux paysans attaqués par des brigands...La promenade s'est achevée au verger
où nous avons cueilli maintes griottes laissées par les oiseaux. Un peu acides, ils n'y touchent pas, préférant se jeter goulûment sur les bigarreaux. Avec le produit de la cueillette, j'ai
confectionné un énorme clafoutis apprécié par mes deux gourmands.
Ces jours derniers étaient consacrés au travail du bois. Un scieur de long (non, Claude, il ne s'agit pas de celui qui te portait sur les nerfs par son attitude méprisante...) est venu
débiter en planches les rondins de chêne, châtaigniers et pins que nous avions fait abattre. Il y en a eu pour toute une journée. En même temps, Phil conduisait le tracteur et la remorque pour
transporter les planches et les faire sécher verticalement contre les stères d'acacia. Le surlendemain on préparait un endroit plat et horizontal afin de pouvoir les stocker. Les planches
garnies d'écorce sont encore dans le premier pré. Il faudra penser à les ramener... Dans la véranda, nous étions grâce aux étouffantes températures de ces derniers jours, assaillis par toutes
sortes de bestioles: moustiques, moucherons, guêpes, frelons ou abeilles. Phil s'est donc débrouillé pour régler le problème en installant des rideaux moustiquaires devant les ouvertures, porte et
vasistas. Ensuite ce fut le tour de la piscine. Nettoyage des abords, désherbage, mise en eau, raccommodage du tuyau d'aspirateur...j'en passe et des meilleures.
Samedi soir, après notre rencontre chez Lucienne qui avait réuni une douzaine de convives de notre groupe restaurant segpa, j'ai pu assister à un concert donné en notre église par le
"quatuor Elles". C'était merveilleux. On aurait dit que les voûtes elles-mêmes réagissaient à la haute tenue de ces 3 voix de filles, chez lesquelles on sentait la passion et la technique .
Beaucoup de maîtrise, de brio tant chez les interprètes d'oeuvres de Haendel, Mendelsohnn, Gounod, Fauré ou Pergolesi que chez la pianiste qui les accompagnait. En somme, une belle soirée!
Ma petite Flo, il nous reste encore beaucoup de choses à faire: pharmacie, tracteur, rendez-vous...J'espère que ce soir nous aurons la possibilité d'aller te faire une petite visite. Un
de tes anciens profs m'a téléphoné l'autre jour et s'est autorisé à arroser les fleurs de ton caveau. Je l'en ai remercié sincèrement.
Comme tu le chantais dans la classe de ton oncle "le temps qui passe, passe vite, on a si peu le temps d'aimer, le temps qui
passe, passe vite il faut chanter, chanter"
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Mardi 7 juillet 2009
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14:27
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