Pour occuper sa retraite et faire oeuvre utile, Claude avait décidé de réunir dans un livre les
divers documents écrits ou recueillis par transmission orale concernant le passé plus ou moins lointain de notre village. Voici ce qu'il écrivait en dernière page.
"A
travers les documents retrouvés principalement aux Archives Départementales, en mairie, ou dans les ouvrages dûment reconnus et dans les souvenirs oraux ou écrits pour le passé plus récent, le
lecteur pourra retrouver un peu de l'Histoire.
En passant, il reconnaîtra les noms des Grands de la Cour de Henri II ou Louis XV et apprendra que la châtellenie de Villaines aura duré de la fin du Xème siècle au moins jusqu'au début du XVIIème
siècle. Des anecdotes y sont contées, mettant en lumière la vie souvent dure de nos ancêtres, l'esprit chicanier des uns, la générosité des autres.
On constatera combien le manque de moyens financiers fut préjudiciable à l'aménagement de la commune."
. Ce dernier ouvrage sur Villaines représente une mémoire à
ne pas négliger. Il faut que les jeunes générations puissent retrouver leurs racines et que les nouveaux habitants de ce village devenu ou en passe de devenir dortoir, ancrent les leurs dans le
terreau de ces souvenirs. Jusqu’à présent, aucun livre historique concernant notre village n’avait jamais été écrit. Mis à part deux romans de Claude Rolland mettant principalement en scène sa
famille. Voilà cette lacune comblée. Outre cette persévérance, Claude mettait un point d’honneur à accomplir en toute conscience, ce qu’il considérait comme son travail. C’est ainsi qu’au cours de
ses mandats de conseiller municipal, il s’était engagé avec d’autres volontaires, à édifier des bâtiments à ce qui allait devenir le camping public.
Ainsi tous les dimanches matin, ils se retrouvaient à 3 ou 4 pour maçonner ou creuser des fondations. Quand on connaît sa stature et son habitude à manipuler les dossiers à l’Etude, on ne peut que
s’étonner de son acharnement dans ce travail plus manuel que cérébral. Sa participation à l’élaboration du premier lotissement va dans le même sens. Par contre, là, il était davantage dans son
élément. Il avait même poussé la conscience à tailler des petits cubes représentant les futures maisons, acheter des plaques entières de pâte à modeler de différentes couleurs pour matérialiser le
relief, les routes et l’environnement dudit lotissement qu’il avait ensuite présenté aux autres conseillers et au cabinet qui s’est occupé par la suite de sa réalisation. Quelle fierté de voir son
travail accepté et les terrains vendus sans attendre, permettant de se libérer tout de suite des emprunts sans déséquilibrer le budget ! Gérer la commune « en bon père de famille »
suivant l’expression consacrée, telle était sa conception dans les affaires municipales. Ce fut la même en famille. Le gaspillage fut de tout temps sa bête noire. Et il n‘a pas eu besoin d’attendre
nos politiques nous seriner à coups de publicité plus ou moins débile de faire la « chasse au gaspi ». Ce côté un peu écossais de son caractère amusait pas mal ses collègues conseillers,
quand ils le voyaient sortir du fond de ses poches tout un assortiment de bouts de crayons noirs n’excédant pas 4 ou 5 cm, gommes minuscules ou morceaux de papier du même acabit ! Les jours de
lessive, c’était lui qui se chargeait de vider ses poches où s’entassaient mille menus trésors que je considérais plutôt comme un vulgaire bric-à-brac...
Est-ce pour contrer inconsciemment son père que Florence s'est montrée beaucoup plus bohème ?
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Vendredi 25 septembre 2009
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25
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17:30
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