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  • : Ma passion pour les mots alliée au temps que j'ai actuellement de m'y consacrer, me pousse à vous faire profiter de ma plume.... Flo est partie vers un monde "meilleur" et je continue son blog pour lui rendre hommage. Nouvelles familiales, voyages, vie de tous les jours en seront les thèmes principaux. J'espère que vous apprécierez le chemin en ma compagnie !
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            Lorsque nous nous étions connus, en octobre 1959, nous n’avions passé que peu de temps ensemble. Le sursis de Claude interrompu par sa réussite à l’examen de 1er Clerc de Notaire,  il devait donc effectuer son service militaire, à Verdun d’abord, en Algérie ensuite. C’est donc par le biais de la correspondance et le truchement de son père, que nous avons pu nous étudier mutuellement et conclure une alliance illuminée par l’amour réciproque que nous nous sommes porté tout au long de notre vie. Aimer et être aimé avec ses qualités et malgré ses défauts, amour passion, fougue de la découverte, empreint de complicité, celle que l’on acquiert lorsque les embûches ont été ensemble surmontées, chargé de tendresse sécurisante à l’approche de la retraite. Claude, pas plus que moi, n’avait eu l’habitude d’exprimer ses sentiments en paroles. Nous avions dû faire tout un apprentissage et un gros travail sur nous-mêmes pour parvenir à nous expliquer lorsque quelque chose n’allait pas. Par bonheur, nous étions conscients de nos responsabilités et voulions que notre union soit durable et forte. Progressivement, le pas a été franchi et la communication s’est établie sans anicroche. Jamais il ne s’est départi de son dévouement ni de sa patience, quand je relevais d’intervention chirurgicale ; toujours il était là pour me remonter le moral (eh oui, cela arrivait aussi parfois !) ou lutter avec moi contre l’adversité. Et Dieu sait si nous avons été gâtés, que ce soit dans les premières années de notre mariage ou lors de la construction de la maison. Les problèmes de santé ne nous ont pas épargnés ! Lui-même n’avait pas voulu s’arrêter lorsque la grippe avait frappé à sa porte. Bien que brûlant de fièvre, il s’emmitouflait dans un harnachement digne d’un Inuit, et montait dans la voiture que j’étais allée lui faire chauffer 5 à 10 minutes plus tôt.  


 
Après la naissance de Florence, les grands-parents se faisant un plaisir de la garder, nous avons eu tout loisir pour vivre une période ô combien agréable. Nous partions à scooter, et découvrions ensemble la campagne, les bords sereins de la rivière, les bois frais fleurant bon les senteurs automnales. De temps en temps, nous partions tous
trois, la poussette dans l’Ami 6, et  nous nous arrêtions dans un coin de verdure pour faire une belle moisson de coucous, genêts ou autres fleurs des champs. C’est au retour d’une de ces randonnées, que Florence a quitté l’appui de sa poussette pour se lancer toute seule dans la cour, et parcourir une dizaine de mètres, sous nos yeux ébahis.  Plus tard, quand Philippe est arrivé parmi nous, nous avons pris un abonnement au Grand Théâtre de Tours pour la saison d’opérettes. C’était l’occasion de partir le samedi soir manger au restaurant, flâner un peu du côté du Jardin de la Préfecture et nous diriger vers le théâtre où nous revoyions et écoutions ravis ces airs qui nous enchantaient. Une autre année, c’est à un récital du grand ténor Tony Poncet que nous avions assisté. Quel organe ! Et comme ses souliers rutilaient sous les feux de la rampe…(cette brillance nous avait éblouis presqu'autant que celle de sa voix!)


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Vendredi 27 novembre 2009 5 27 /11 /2009 08:14
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